LaPorteSansPorte
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C'est une femme
Elle marche, elle part, elle revient. De loin, je me dis qu’elle est pressée. J’attends mon café. Le soleil et la foule. J’ai presque faim. Nous sommes peu nombreux à la Terrasse de l’hôtel restaurant du Débarcadère. En avril, la Bretagne est calme, surtout ici, à Languenec. C’est simple, il n’y a rien. Le vent, la houle et des moutons blancs, la mer commence à se former, on doit être en attente d’une grande marée Le 18 avril 2009
La première photo de l’Univers par le satellite Planck
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Toi
Toi, Etoile qui descend du ciel, Toi, danseuse de l'irréel, Toi aux yeux d'un noir sans égal, je te souhaite un bel anniversaire, avec quelques heures de retard, mais tu sais que le chemin est long, sur la trace de tes pieds adorés. Des mots pour toi, des signes parmi les nuages de la vie. Merci d'être. le 23 septembre 2010 
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Just un soir
Just un soir, comme ça. Ce n'était pas encore l'hiver, une averse, des pavés mouillés et puis, l'attente. Je regarde à travers les bruits de la rue, un chien me sourit. Il n'est pas trop tard alors ! Je remarque le pas pressé d'une silhouette incertaine, les talons claquent sur le trottoir emmêlé, un imper rouge, une jupe claire. Tout s'arrête : tu es là. Le 2 Octobre 2010  Sophie Ellis Bextor
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Parfois
Parfois, c'est juste un grain de lumière, comme un trait qui passe. Parfois, quelques mots tombent comme des gouttes, le temps s'écoule, suspendu, attentif. Que le silence est apaisant. L'autre jour dans la brousse de mes rêves, j'ai cru voir, un fauve se lever et me regarder. C'était juste une panthère, qui souriait, nonchalante, accommodante... Il m'est alors revenu un sourire d'or, comme un soleil qui fait courir les océans. Une feuille est tombée, l'automne est là. Tu regardes les nervures si braves, tu t'assois sur une pierre blanche, au bord du chemin. Tu penses, tu cherches, tu te demandes. Pour Aurélie, le 23 09 2010  Elisha Cuthbert
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Le poème noir
Noires. Des mots et des pensées échappées d'un clavier fermé, d'un clavecin bien tempéré. Une vie conjuguée au passé, dans la chambre noire de mes souvenirs amères et si beaux de mes folies, de mes désespoirs, envies de noir, la lumière blesse les images du matin calme. La nuit est noire, la mer se trouble, la mer gronde et m'appelle. L'océan, là, immense, entre nous, une vague, une aspiration incessante, le trou noir de mes rêves. Noire comme la folie, la perte du sens, quand la couleur n'est plus verte, quand... Je te regarde, tes yeux, ton regard, tu es au-delà de tout, un sursaut, un éclat, un fragment de ciel qui éclaire la nuit, tu entrouvres mes rêves, je sens ta présence infime, le silence de ta voix percute mes tympans, je dis : "Oui, tu es là..." Je murmure : "Aïcha, viens, reste, arrive, bouge sans partir, ne mouve pas, be quiet, be alive, be my wife, be..." Le noir est présent, ce matin, en moi. Il brille comme de la soie, il scintille, il plane comme une corneille qui se prendrait pour un aigle, un rapace à l'oreille qui me susurre des mots pour toi, un coaching gagnant ? La Seine traverse la voie, la Seine rame ce matin, dans le noir du jour débutant. La Mer Noire est-elle aussi grise que la Tamise ? The Thames que j'ai vue griffée de dorures, ratissée par des trainées de pluie, la Tamise Turnérienne, nocturne, le mouvement sans la lumière, les nuages sans le soleil. Ce sont des mots rapides, presque noirs, tu es mon espoir, je renais dans le désespoir, tu me laisses un mot accroché à la porte d'entrée. Le jardin comme abandonné, les feuilles moutonnent, le laurier rose n'est plus que bois vert, la bignone s'accroche, la sauge sauvage s'entête à fleurir, les belles de nuit aiment la noirceur. Je suis fasciné par ta minceur, je suis là, je suis toi, mon or, ma flamme noire, mon étoile d'éternité.
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Summertime
L'été est là, l'été revient. Les femmes sont de plus en plus femmes, tellement femmes, c'est presque un péché comme elles sont belles. L'autre jour, j'ai vu la divine Penélope dans Etreintes brisées, elle est divine, à briser toutes les glaces de la planète ! Après on dira : "Oui, c'est le réchauffement climatique, tout ça !" En fait, c'était just la sublime Penélope, plus belle que la nuit, Penélope... 
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On the road
Come on ! Allez, viens ! Le chat s'avance et regarde. Devant la fenêtre du salon, il dévore des oreilles le pépiement des moineaux. Au loin, plus loin, il y a une route. Du soleil, des cerisiers en fleur du blanc et de la couleur. Je distingue une ou plutôt deux silhouettes, une grande en jupe et une petite en salopette. Je crois que c'est toi mon Coeur. Je ne t'attends pas, et pourtant tu vas passer par là, devant chez moi. Sur la route du phare où je te croisais souvent et puis moins souvent et après tu ne venais plus Et maintenant, tu es mère encore plus femme, alors j'embrasse tes pieds comme avant. Le feu est toujours en moi. C'était l'histoire d'une femme, l'histoire d'A. qui se faisait appeler E. Une histoire d'amour, écrite pour toi, mon Coeur.
Light at two lights, Edward Hopper, 1927
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