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C'est une femme

Elle marche, elle part, elle revient.

De loin, je me dis qu’elle est pressée.

J’attends mon café. Le soleil et la foule.

J’ai presque faim.

Nous sommes peu nombreux à la Terrasse

de l’hôtel restaurant du Débarcadère.

En avril, la Bretagne est calme, surtout ici,

à Languenec. C’est simple, il n’y a rien.

Le vent, la houle et des moutons blancs,

la mer commence à se former, on doit être

en attente d’une grande marée

Le 18 avril 2009

 

 

 

La première photo de l’Univers par le satellite Planck

 

12.11.10 17:51


Toi

Toi, Etoile qui descend du ciel,

Toi, danseuse de l'irréel,

Toi aux yeux d'un noir sans égal,

je te souhaite un bel anniversaire,

avec quelques heures de retard,

mais tu sais que le chemin est long,

sur la trace de tes pieds adorés.

Des mots pour toi, des signes

parmi les nuages de la vie.

Merci d'être.

le 23 septembre 2010

31.10.10 23:33


Just un soir

Just un soir,

comme ça.

Ce n'était pas encore l'hiver,

une averse,

des pavés mouillés

et puis,

l'attente.

Je regarde

à travers les bruits de la rue,

un chien me sourit.

Il n'est pas trop tard alors !

Je remarque le pas pressé

d'une silhouette incertaine,

les talons claquent

sur le trottoir emmêlé,

un imper rouge,

une jupe claire.

Tout s'arrête :

tu es là.

Le 2 Octobre 2010

 

Sophie Ellis Bextor

30.10.10 15:27


Parfois

Parfois, c'est juste un grain de lumière,

comme un trait qui passe.

Parfois, quelques mots tombent comme

des gouttes,

le temps s'écoule, suspendu, attentif.

Que le silence est apaisant.

L'autre jour dans la brousse de mes rêves,

j'ai cru voir, un fauve se lever et me regarder.

C'était juste une panthère,

qui souriait, nonchalante, accommodante...

Il m'est alors revenu un sourire d'or,

comme un soleil qui fait courir les océans.

Une feuille est tombée, l'automne est là.

Tu regardes les nervures si braves,

tu t'assois sur une pierre blanche,

au bord du chemin.

Tu penses,

tu cherches,

tu te demandes.

Pour Aurélie, le 23 09 2010

 

Elisha Cuthbert

 

 
29.10.10 16:36


Le poème noir

Noires.

Des mots et des pensées

échappées d'un clavier fermé,

d'un clavecin bien tempéré.

Une vie conjuguée au passé,

dans la chambre noire de mes souvenirs

amères et si beaux de mes folies,

de mes désespoirs, envies de noir,

la lumière blesse les images

du matin calme.

La nuit est noire,

la mer se trouble,

la mer gronde et m'appelle.

L'océan, là, immense,

entre nous, une vague,

une aspiration incessante,

le trou noir de mes rêves.

Noire comme la folie,

la perte du sens,

quand la couleur n'est

plus verte, quand...

Je te regarde, tes yeux,

ton regard, tu es

au-delà de tout,

un sursaut, un éclat, un fragment de ciel

qui éclaire la nuit,

tu entrouvres mes rêves,

je sens ta présence infime,

le silence de ta voix

percute mes tympans,

je dis : "Oui, tu es là..."
Je murmure : "Aïcha, viens, reste,

arrive, bouge sans partir, ne mouve pas,

be quiet, be alive, be my wife, be..."

Le noir est présent,

ce matin, en moi.

Il brille comme de la soie,

il scintille, il plane comme une corneille

qui se prendrait pour un aigle,

un rapace à l'oreille

qui me susurre des mots pour toi,

un coaching gagnant ?

La Seine traverse la voie,

la Seine rame ce matin,

dans le noir du jour débutant.

La Mer Noire est-elle aussi grise

que la Tamise ?

The Thames que j'ai vue griffée de dorures,

ratissée par des trainées de pluie,

la Tamise Turnérienne, nocturne,

le mouvement sans la lumière,

les nuages sans le soleil.

Ce sont des mots rapides,

presque noirs,

tu es mon espoir,

je renais dans le désespoir,

tu me laisses un mot

accroché à la porte d'entrée.

Le jardin comme abandonné,

les feuilles moutonnent,

le laurier rose n'est plus que bois vert,

la bignone s'accroche,

la sauge sauvage s'entête à fleurir,

les belles de nuit aiment la noirceur.

Je suis fasciné par ta minceur,

je suis là, je suis toi, mon or,

ma flamme noire,

mon étoile d'éternité.

 

 

16.10.10 12:06


Summertime

L'été est là,

l'été revient.

Les femmes sont

de plus en plus

femmes,

tellement femmes,

c'est presque un péché

comme elles sont belles.

L'autre jour, j'ai vu

la divine Penélope

dans Etreintes brisées,

elle est divine,

à briser toutes

les glaces de la planète !

Après on dira :

"Oui, c'est le réchauffement

climatique, tout ça !"

En fait, c'était just

la sublime Penélope,

plus belle que la nuit,

Penélope...

17.7.10 19:44


On the road

Come on !

Allez, viens !

Le chat s'avance et regarde.

Devant la fenêtre du salon,

il dévore des oreilles

le pépiement des moineaux.

Au loin, plus loin,

il y a une route.

Du soleil, des cerisiers en fleur

du blanc et de la couleur.

Je distingue une ou plutôt

deux silhouettes,

une grande en jupe

et une petite en salopette.

Je crois que c'est toi

mon Coeur.

Je ne t'attends pas,

et pourtant tu vas passer

par là, devant chez moi.

Sur la route du phare

où je te croisais souvent

et puis moins souvent

et après tu ne venais plus

Et maintenant, tu es mère

encore plus femme,

alors j'embrasse tes pieds

comme avant.

Le feu est toujours en moi.

C'était l'histoire d'une femme,

l'histoire d'A.

qui se faisait appeler E.

Une histoire d'amour,

écrite pour toi,

mon Coeur.

 

Light at two lights, Edward Hopper, 1927

16.4.10 12:43


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